
Bubi Sansó et Mike Golding célébrant le troisième.
© Marcel Mochet / AFP
Le navigateur majorquin devient le premier Espagnol à monter sur le podium de la Transat Jacques Vabre. On attend demain l’arrivée de W Hotels (Alex Pella et Pepe Ribes).
Hier à 15:59 heure espagnole, après avoir passé les derniers milles de la course en mode « furtif », Bubi Sansó et Mike Golding ont accroché la troisième place du podium. La troisième fois est la bonne pour le le navigateur majorquin. Après avoir fait quatrième en 2001 et avoir du abandonner en 2003 son résultat dans cette transat ainsi que son excellente quatrième place dans la dernière Barcelona World Race vont certainement lui donner des ailes A Puerto Limon, Bubi s’est montré très satisfait et rappelait la tempête, impressionnante : « La régate a été difficile et nous sommes contents du résultat. Si l’on tient compte du fait que je suis entouré des rocks stars de la classe IMOCA, je suis très satisfait de me trouver à la troisième place. Nous avons eu à gérer des problèmes - électricité, batteries et moteur - qui nous ont ralentis, mais au final, le résultat est bon et nous pouvons en être fiers. La tempête a été très dure. Je peux même dire qu’à un moment, nous étions à l’intérieur en train d’attendre ce qui pourrait arriver. Nous avions enfilé nos combinaisons de survie et mis les harnais. Sincèrement, dehors la situation était tellement horrible que je ne vois vraiment pas ce que nous aurions pu faire d’autre».
W Hotels est attendu demain dans la matinée. Alex Pella et Pepe Ribes boucleront une superbe régate dans laquelle ils auront démontré qu’à mesure qu’ils ont pris le poul du bateau, ils ont ostensiblement amélioré la vitesse du bateau. Depuis l’arrivée de Foncia (Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou) en quatrième position, le bateau de l’Écurie de la FNOB est en lutte acharnée avec Veolia Environnement, Aviva et Akena Vérandas – tous passés en mode furtif – qu’il devrait normalement devancer à l’arrivée.
À 11h, heure Espagnole, 1876 (Pachi Rivero et Yves Parlier), se trouvait à 326 milles de Puerto Limon. Finalement, malgrès un angle de navigation optimal dans les alizés la paire hispanico-française n’a pa pu récupérer les milles qu’elle avait perdus en naviguant beaucoup plus à l’ouest du reste de la flotte. A 5h ce matin, Aviva et Akenas Vérandas se trouvaient à 90 milles devant 1876. La seule manière pour le bateau espagnol de quitter sa neuvième place serait que les bateaux qui le précèdent tombent dans un trou sans vent.